Un réseau national

La Fédération Nationale d’Education et de promotion de la Santé (FNES) Créée en 2002, elle rassemble les 26 IREPS.

Elle a pour objectifs :

  • de représenter les IREPS auprès des pouvoirs publics et des instances nationales ou internationales,
  • être garant du respect de la Charte d’Ottawa,
  • d’animer le réseau des IREPS et d’aider à son développement,
  • de favoriser par tout moyen adapté le développement et la reconnaissance de l’éducation et de la promotion de la santé.

Avec près de 600 professionnels, issus de champs disciplinaires multiples et complémentaires et plus de 2000 administrateurs bénévoles de tous les secteurs de la société civile, la FNES est la plus grande institution en France spécialisée en méthodologie de la promotion et de l’éducation pour la santé. La FNES est aujourd’hui le premier réseau d’associations inscrit dans une démarche qualité nationale.

Elle entretient des liens de coopération avec l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (INPES) et les différentes institutions référentes en matière de santé publique.

Véritable interface entre les politiques publiques, les professionnels, les opérateurs de terrain et les populations, le réseau construit au quotidien les bases d’une meilleure santé et d’un mieux-être pour tous.


Ses références :

Charte d’Ottawa

La principale définition de la promotion de la santé (PS) nous vient de la Charte d’Ottawa signée le 21 novembre 1986 au moment de la Conférence internationale pour la promotion de la santé, à Ottawa capitale du Canada.

La signature de cette charte est une première mondiale en PS. Innovation majeure s’il en est une, la charte a permis de mettre de l’avant le caractère complexe et global de la santé (Fouache et Lorenzo, 2007) en réaffirmant l’existence de conditions préalables à la santé. Elle a donné un nouveau souffle aux pratiques et aux interventions en santé.

La Charte d’Ottawa met de l’avant cinq stratégies afin de rencontrer son objectif en promotion de la santé.

Afin de donner aux populations et aux personnes les moyens d’assurer un plus grand contrôle sur leur propre santé, la Charte propose :

  1. L’élaboration de politiques pour la santé;
  2. La création d’environnements favorables;
  3. Le renforcement de l’action communautaire;
  4. L’acquisition d’aptitudes individuelles;
  5. La réorientation des services de santé.

Ces stratégies sont fondées sur trois valeurs soit : « l’altruisme, la vision globale et  l’écologie. »

Les engagements pris par les participants de la Conférence de 1986

À l’occasion de la Conférence internationale pour la promotion de la santé de 1986, les personnes présentes ont pris des engagements à l’égard de la promotion de la santé (PS) :

  1. Intervenir dans le domaine des politiques publiques saines et plaider en faveur d’un engagement politique clair concernant la santé et l’égalité dans tous les secteurs;
  2. Contrer les pressions exercées en faveur des produits dangereux, des milieux et conditions de vie malsains ou d’une nutrition inadéquate et attirer l’attention sur les questions de santé publique (pollution, risques professionnels, logement et peuplements);
  3. Combler les écarts de niveau de santé dans les sociétés et lutter contre les inégalités produites par les règles et pratiques des sociétés;
  4. Reconnaître que les individus constituent la principale ressource sanitaire, les soutenir, leur donner les moyens de demeurer en bonne santé, eux, leurs familles et leurs amis et accepter la communauté comme le principal porte-parole en matière de santé, de conditions de vie et de bien-être ;
  5. Réorienter les services de santé et leurs ressources au profit de la promotion de la santé, partager leur pouvoir avec d’autres secteurs, disciplines et avec la population elle-même;
  6. Reconnaître que la santé et son maintien constituent un investissement social majeur, et traiter la question écologique globale que représentent nos modes de vie.
Télécharger la Charte d'Ottawa en version PDF (702)

Charte de Bangkok

Conférence de Bangkok :  Thaïlande août 2005

C’est dans un esprit de complémentarité avec la Charte d’Ottawa (Canada) que les personnes présentes à la conférence ont adopté la Charte de Bangkok (Thaïlande) en août 2005.

Bangkok à l’ère de la mondialisation

Suivant les différents changements planétaires survenus depuis l’adoption de la Charte d’Ottawa en 1986, la Charte de Bangkok considère les points suivants et en constate les répercussions en santé (Charte de Bangkok,2005 ; van Steenberghe et Saint-Amand, 2006) :

  • Entrée et usage de nouveaux modes de communication et de consommation dont l’informatique dans la vie de tous les jours;
  • Existence d’inégalités entre les pays, mais aussi à l’intérieur même des pays;
  • Commercialisation et mondialisation;
  • Changements environnementaux dans le monde et urbanisation;
  • Désengagement de l’État et implication du privé au sein de différents espaces de la vie, mais aussi en santé publique;
  • Nécessités de l’évaluation et de la rentabilité dans la vie de tous les jours, mais aussi dans le secteur de la santé publique.

Œuvrer en promotion de la santé aux lendemains de la Charte de Bangkok

Tous ces changements et enjeux apportent leur lot de conséquences et invitent les acteurs et les actrices de la promotion de la santé à reconsidérer leurs stratégies d’actions.

La Charte de Bangkok (2005)  réaffirme l’importance de la collaboration entre les différents acteurs de la santé.

Elle propose que la promotion de la santé soit :

  • Placée au centre de l’action mondiale en faveur du développement;
  • Placée au centre des responsabilités du secteur public;
  • Un axe essentiel de l’action communautaire et de la société civile;
  • Une exigence de bonne pratique au niveau des entreprises.

Engagements pris en août 2005

4 engagements marquent l’adoption de la Charte de Bangkok en 2005 (van Steenberghe et Saint-Amand, 2006) :

  • Agir sur les déterminants de la santé;
  • Développer des stratégies d’interventions tenant compte de la mondialisation;
  • S’engager en faveur de la santé pour tous;
  • S’engager mondialement en faveur du changement.

Consultez le texte intégral de la Charte de Bangkok.

 

 


Les IREPS sont aujourd’hui membres de la Fédération Nationale des comités d’Education pour la Santé (fédération nationale qui est un partenaire privilégié de l’INPES, anciennement CFES).

 

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